V Simposio Internacional de Estudios Humanísticos 2019

V Simposio Internacional de Estudios Humanísticos 2019

Créolophonie et identité dans la Caraïbe multilingue et multiculturelle

Resumen [ES]

Les colonisations européennes (XVIe–XVIIe siècles) d’îles caribéennes sont à l’origine d’une Caraïbe multilingue et multiculturelle où sont pratiquées des langues indo-européennes appartenant à des groupes linguistiques divers et des créoles à bases lexicales diverses hérités de celles-ci. Cela a conduit à une identité caribéenne plurielle construite en majeure partie sur une tradition orale communautaire – l’oraliture issue de la créolité, proche de la diversalité (Bernabé, Chamoiseau, Confiant 1989) caractéristique d’un universel caribéen flirtant avec l’Universel. En outre, cette Caraïbe est caractérisée par une configuration archipélagique, une histoire, des écosystèmes, un bioclimat communs. Des créoles y sont ainsi omniprésents. Des États de langue espagnole (héritée de la colonisation espagnole) tels Cuba et la République dominicaine n’ont pas développé de créole. Néanmoins le créole haïtien (CH) y est présent grâce à l’expérience migratoire. Par exemple, à Cuba, les chants de la tumba francesa sont en général composés en CH (Martínez Gordo 2018). Et, pour mieux entrer dans la mondialisation, la Caraïbe crée des institutions régionales favorisant la circulation et le développement d’un discours transcaribéens en expansion, posant ainsi la nécessité d’une intercompréhension pouvant passer par une créolophonie caribéenne intégrative, un univers pan-créole des peuples caribéens. Cette contribution, après un bref examen de l’identité et des pratiques linguistiques caribéennes en s’appuyant sur les créoles avec un arrêt sur le CH, propose la création de cette association dite créolophonie caribéenne intégrative au service de la région tout en s’efforçant de dégager les voies et moyens pour y parvenir.

Resumen [EN]

Les colonisations européennes (XVIe–XVIIe siècles) d’îles caribéennes sont à l’origine d’une Caraïbe multilingue et multiculturelle où sont pratiquées des langues indo-européennes appartenant à des groupes linguistiques divers et des créoles à bases lexicales diverses hérités de celles-ci. Cela a conduit à une identité caribéenne plurielle construite en majeure partie sur une tradition orale communautaire – l’oraliture issue de la créolité, proche de la diversalité (Bernabé, Chamoiseau, Confiant 1989) caractéristique d’un universel caribéen flirtant avec l’Universel. En outre, cette Caraïbe est caractérisée par une configuration archipélagique, une histoire, des écosystèmes, un bioclimat communs. Des créoles y sont ainsi omniprésents. Des États de langue espagnole (héritée de la colonisation espagnole) tels Cuba et la République dominicaine n’ont pas développé de créole. Néanmoins le créole haïtien (CH) y est présent grâce à l’expérience migratoire. Par exemple, à Cuba, les chants de la tumba francesa sont en général composés en CH (Martínez Gordo 2018). Et, pour mieux entrer dans la mondialisation, la Caraïbe crée des institutions régionales favorisant la circulation et le développement d’un discours transcaribéens en expansion, posant ainsi la nécessité d’une intercompréhension pouvant passer par une créolophonie caribéenne intégrative, un univers pan-créole des peuples caribéens. Cette contribution, après un bref examen de l’identité et des pratiques linguistiques caribéennes en s’appuyant sur les créoles avec un arrêt sur le CH, propose la création de cette association dite créolophonie caribéenne intégrative au service de la région tout en s’efforçant de dégager les voies et moyens pour y parvenir.

Sobre el ponente

Renauld GOVAIN

Renauld GOVAIN

Université d’État d’Haïti Flag of Cuba
Información Práctica
No definido
15 minutos
No definido
Autores
Palabras clave
Créolophonie intégrative, identités caribéennes, langues créoles, échange inter-caribéen, discours transcaribéen.